samedi 25 mars 2017

Nagorny Karabakh

Le Nagorny Karabakh
Entre sécession et autodétermination

de Gérard Guerguerian

 
Éditions Sigest, EAN 9782376040019, 15x23 cm., 232 pages, dont 5 cartes couleurs. 16 €






La prétention de l’enclave de la RNK à se séparer de la République d’Azerbaïdjan est-elle fondée en droit ? Si oui, quelle est la nature de cette séparation, sa spécificité ? Sur quel fondement juridique peut-elle s’appuyer pour justifier sa réclamation ?



Après tout à quoi peut servir le droit si ce n’est pour réparer une injustice ou assurer la sécurité des populations ?  



Qualifier l’ex-URSS de puissance coloniale, placer la « Date critique » à la date de l’indépendance pour préserver son intégrité territoriale tout en voulant « restaurer » un État supposé préexistant (…), ce sont à notre avis autant de points de faiblesses du raisonnement. Ceux-ci démontrent la situation tout à fait particulière de la problématique du conflit au Nagorny Karabakh qui se distingue par rapport à d’autres conflits.  

L’indépendance a été proclamée sur un territoire géographiquement délimité (…) par des élus représentatifs de la population du territoire, et dispose d’un gouvernement légitime qui est souverain sur ce territoire depuis plus de 25 ans. Elle répond en cela aux critères de la Convention de Montevideo et ceux retenus par la Cour internationale de Justice dans l’Avis sur le Kosovo dont la similarité de situation paraît évidente.

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Diplômé d’Études Approfondies en droit international de l’Université Paris II et de l’Institut d’Études Politiques de Paris, Gérard Guerguerian est également diplômé de psychologie de l’Université Paris Descartes. Avocat au barreau de Paris, il a longtemps exercé des fonctions dirigeantes dans plusieurs sociétés internationales. Militant de la scène arménienne, il s’est intéressé au mode de pensée du droit international et a consacré l’essentiel de ses recherches aux questions de dépossessions territoriales en lien avec un Génocide. Il est membre de l’Observatoire arménien.

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mercredi 1 mars 2017

Pour une nouvelle Europe



Manifeste pour une EUROPE des Peuples

sous la direction de J M Vernochet 


EAN 9782908029185, 16x24cm, 388 p.,19,95 euros + frais de port 4,35 €



Nous avions commémoré, en 2007, le cinquantième anniversaire du Traité de Rome fondateur de la Communauté Economique Européenne, matrice de l’actuelle Union. Face à la crise des institutions bruxelloises, nombreux sont ceux qui voudraient revenir à l’esprit de Rome. Pourtant, dès le départ, les dés étaient pipés.



En effet, dans l’esprit des pères fondateurs il ne s’agissait pas de créer une Europe indépendante, mais de fondre les souverainetés, les identités et les traditions des Européens dans le creuset d’une entité anonyme, d’abord économique, puis politique dans le but de l’intégrer, au bout du chemin, à un marché planétarisé, sans frontières ni limites. 



Or, qui peut nier que cette Europe mondialisée, corsetée et formatée par l’implacable loi du marché global, les Européens ne la paient très cher ? Aujourd’hui, ce ne sont plus seulement les identités qui se trouvent menacées mais des pans entiers de notre économie qui sont sacrifiés au Moloch ultralibéral : agriculture, sidérurgie, mines, textile, ne seront bientôt plus que des souvenirs. Quant aux industries de haute technologie, elles aussi devraient à terme subir le même sort !



De fait, il semble qu’il ait été assigné à l’Europe de n’être plus qu’un vaste musée, parc de loisirs et Disneyland sous-continental, où se donneront en spectacle les folklores régionalistes subsistant sur les décombres des États nation. De ce point de vue, les concepteurs de la CEE étaient-ils des Européens ou des Européistes ? C'est-à-dire des hommes déjà acquis à l’utopie mondialiste ?



A contrario, ceux qui se veulent aujourd’hui authentiquement Européens doivent désormais œuvrer à la construction d’une Europe des peuples respectueuse des identités, des souverainetés, des cultures, des langues : une Europe-puissance, seule voie possible permettant d’échapper à la nouvelle logique des blocs qui se dessine dans la rivalité croissante opposant l’Amérique-Monde aux Dragons asiatiques.