lundi 21 décembre 2015

La Pensée stratégique russe

La pensée stratégique russe
Guerre tiède sur l’Echiquier eurasien (2012)
Les révolutions arabes, et après ?

de Jean Geronimo *
préface de Jacques Sapir

Editions Sigest - EAN 9782917329375



Résumé
La disparition de l'Union soviétique, le 25 décembre 1991, au crépuscule d'un siècle désenchanté, ne fut pas seulement la « plus grande catastrophe géopolitique du siècle ». Elle fut aussi une rupture radicale dans la pensée stratégique russe, contrainte d'abandonner une vision trop idéologique d'un monde bi-polaire, pour une approche plus réaliste des menaces périphériques issues d'Asie et d'Occident. Désormais, la Russie post-communiste se retrouve face à de nouveaux défis, sur l'Echiquier eurasien et face à l'Amérique, structurellement guidée par la ligne « anti-russe » de Z. Brzezinski.
Dans le contexte d'une conflictualité latente, surgie des méandres de la Guerre froide et menaçant la stabilité de l'espace post-soviétique richement doté en énergies, la Russie mène une stratégie de reconquête régionale en vue de son retour comme grande puissance. En tant que « pivots géopolitiques » de stratégies ambitieuses, les républiques de l'ex-URSS deviennent les leviers d'une lutte d'influence. Aujourd’hui, la poursuite de « l’encerclement » par l’axe OTAN/USA – encouragée par la crise ukrainienne – et la possible contagion révolutionnaire issue d’un Printemps arabe manipulé – notamment en Syrie – sont perçues, par le Kremlin, comme des menaces majeures.
Contrairement à la croyance illusoire d'une fin libérale de l'histoire porteuse d'une paix éternelle, Moscou est contrainte à une veille stratégique, au coeur de l'Eurasie. Troublante inertie.


Post scriptum
Les révolutions arabes, et après ?
A la recherche d’un « printemps russe »…


« Voyez la situation qui s’est créée au Proche-Orient et dans le monde arabe. (…)
Il est pleinement vraisemblable que s’y produisent des événements compliqués, y compris l’accès au pouvoir de fanatiques. Cela signifierait des troubles pour des décennies et la propagation de l’extrémisme. Il faut regarder la vérité en face. Ils ont déjà, auparavant, préparé un tel scénario pour nous, et ils essaieront a fortiori de le réaliser maintenant. »1

Dmitri Medvedev
Président de la Fédération de Russie
Discours à Vladikavkaz, Ossétie du Nord
22 février 2011
(…)

Extrait pp.119-120
La Russie dénonce l’ingérence et le rôle démesuré de l’Otan, sous l’impulsion américaine, au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et, plus globalement, sur le continent eurasien, au détriment d’une ONU impuissante et manipulée. Ce faisant, elle y voit la répétition d’un scénario déjà bien rôdé, dans le prolongement de la stratégie conduite contre la Serbie de Milosevic à la fin des années 1990 et qui s’est achevée, en 2008, par l’indépendance du Kosovo musulman. En ce sens, la gestion occidentale des « révolutions arabes » peut être considérée, en partie, comme un sous-produit de la lutte d’influence entre leaderships concurrents, initiée sous la Guerre froide et poursuivie, depuis, sous des formes certes rénovées – mais préservant, sur un plan structurel, la fonction politique de l’Otan.
Cette hypothèse a été parfaitement validée dans le cas de la « révolution libyenne » et pourrait, sous la double pression de la coalition occidentale et de la Ligue arabe soudainement éprise de liberté, bientôt s’appliquer à une « révolution syrienne » encline à passer la vitesse supérieure, avec le blanc seing occidental. Dans la vision russe, le « scénario libyen » deviendrait une sorte de norme internationale informelle faisant de l’Otan un instrument incontournable de gestion des crises (géo-)politiques. Or, parfaitement consciente du danger d’une telle option, Moscou s’oppose à toute généralisation du « modèle libyen » sur l’Echiquier arabe : « Nous jugeons inacceptable l'utilisation du "modèle" libyen afin de résoudre d'autres crises »2. Désormais, légitimée par une forme apparente de consensus international née du « printemps arabe », l’Otan est perçue par Moscou comme le levier d’extension de la zone d’influence idéologique américaine dans le monde, au nom de la démocratie comme valeur suprême et universelle. Trop longtemps restée sur le reculoir et menacée dans sa propre zone de domination, la Russie conteste cette avancée.
Etrangement qualifié par Z. Brzezinski de « réaction profondément émotionnelle »3, le « printemps arabe » s’inscrirait dans une forme de contagion démocratique planétaire considérée comme irréversible et, surtout, idéologiquement souhaitable. Or, à l’instar de l’évolution libyenne, Moscou redoute une dérive incontrôlable de cette « démocratisation » arabe vers un « hiver islamiste » (…).
Jean Geronimo,
Grenoble, le 26 janvier 2012


1 Voir sur le site du président, en russe [http://news.kremlin.ru/transcripts/10408].
2 http://fr.rian.ru/world/20111205/192278934.html : « Conseil Russie-Otan : Moscou évoquera la Libye et le bouclier européen », Communiqué du MID, 5/12/2011 – RIA Novosti.
3 http://www.lemonde.fr/11-septembre/article/2011/09/11/zbigniew-brzezinski-nous-avons-sur-generalise-et-theologise-la-nature-de-cet-acte-terroriste_1570688_1569588.html : « Nous avons sur-généralisé et théologisé la nature de cet acte terroriste », Z. Brzezinski, 11/09/2011 – Le Monde.fr.

 ***


* Voir aussi le dernier livre de Jean Geronimo : Ukraine une bombe géopolitique








samedi 14 novembre 2015

Le pouvoir de l'idéologie

Le pouvoir de l'idéologie
ou le retour de Gramsci
Europe & Orient n°21


Sommaire


Les chiens de Pavlov du politiquement correct, Varoujan Sirapian
Hégémonie et idéologie, François-Bernard Huyghe
Lettre à mes amis de Marianne, Jean-Pierre Chevènement
Le déclin des intellectuels français, Sudhir Hazareesingh
L’appel à boycotter Israël déclaré illégal, Jean-Baptiste Jacquin
L’affaire Onfray défraie la chronique, F.-B. Huyghe
L’Ukraine et le livre de Jean Geronimo, Jacques Sapir
L’Europe à genoux et la chancelière Merkel aux pieds du sultan Erdogan, Jean-Michel Vernochet
La Russie, l’Europe et l’Orient, Youssef Hindi
La main mise de l’Allemagne sur la Grèce, Christophe Chiclet
Lorsque tu ne sais rien du génocide..., Nikos Lygeros
Calife à la place du Calife..., Erwan Kerivel
Erdogan, le choc et les voix, Gülçin Erdi Lelandais
Les Alévis et le Génocide des Arméniens, Erwan Kerivel
La reconnaissance internationale du génocide ne résout pas la question arménienne, Ara Papian
Imminence d’une guerre dans le Caucase ?, Edmond Y. Azadian
Selon que vous serez puissant ou misérable..., Armand Sammelian
Russia Tightens Its Hold on Armenia, Stratfor staff
Syrie, quelle est la stratégie russe ?, Thomas et Jean-Baptiste Flichy de La Neuville
La Russie et Assad mettent l’Otan en échec, Willy Vandamme
Everyone wrote off the Syrian army. Take another look now, Robert Fisk
Le rapport César ou le marécage de la propagande antisyrienne, François Belliot
Y’en a marre, Pascal Boniface
Les perspectives de la décision du Conseil Constitutionnel, N. Lygeros
Le Plan Yinon pour le Proche Orient, Claude Timmerman
Hastert to Plead Guilty of Sexual Abuse, Yet US Still Covers up Turkish Blackmail, Harut Sassounian
Les deux visages des Frères, Tigrane Yegavian

 


samedi 10 octobre 2015

Le clocher qui sans cesse résonne

Le CLOCHER
qui sans cesse
RÉSONNE
 de Parouïr Sévak
traduit de l'arménien par Alice Varvarian 



EAN : 9782917329764
Ed. SIGEST,  264 pages, 17x24 cm
Prix : 16 euros TTC
Parution : 21 novembre 2015


Tarifs

Anleréli Zangakatoun
Le clocher qui sans cesse résonne
Épopée en vers

« Anleréli Zangakatoun », ce chef-d’œuvre, du célèbre poète arménien Parouïr Sévak, présente toutes les caractéristiques d’une épopée moderne.
C’est un hymne dédié à Komitas : prêtre, poète, grand compositeur, chanteur, pédagogue et source de la connaissance du chant arménien. C’est un personnage d’une grande importance nationale et internationale. En matière de musique religieuse, Komitas redécouvre la clé perdue du vieux solfège, ainsi que les modes de notation médiévales en neumes et en khaz.
L’œuvre est basée sur les mélodies et chansons populaires que Komitas avait collectées. Il fallait donc essayer de garder le rythme des vers. « En traduisant, je me suis aussi appliquée à garder toutes les variations de rythme de l’œuvre originale. C’est comme si je vous faisais sentir les battements du pouls, les palpitations du cœur de l’auteur au moment où il écrivait les vers » dit la traductrice.
Le Père Komitas, personnage connu du monde entier, ayant survécu au génocide de son peuple en 1915, mourut dans un asile à Villejuif. Une statue en hommage à Komitas et aux victimes du génocide a été érigée à Paris, Place du Canada.
Bien sûr le thème principal concerne la vie et l’œuvre de Komitas, mais parallèlement Sévak raconte avec minutie la vie des Arméniens pour que le lecteur qui ne connaît pas le peuple arménien puisse en avoir une image, puis, en se basant sur cette représentation, il lui permet de comprendre l’étendue du génocide d’un peuple et de sa culture.
Pour faire connaître ce poème épique aux lecteurs francophones, Alice Varvarian a réalisé un exploit en franchissant les difficultés que représente la traduction d’une telle œuvre littéraire.
Tant que le monde existera, notre clocher résonnera… ! 

Lire quelques pages



mardi 8 septembre 2015

Une goutte de miel



Extrait du Beau-livre "Mon ami Toumanian" paru chez Sigest

 

Ballade de Hovhannès Toumanian écrite en 1909

Traduite par Alice Varvarian-Saboundjian en 2009
Illustrations par Laureen Topalian 



UNE GOUTTE DE MIEL


Dans son village, un paysan
Monte une boutique, de tout y vend.
Voici qu’un jour, d’un proche patelin,
Bâton en main, suivi d’ son chien,
Un rude berger entre hardiment.
-  Bonjour à toi, maître marchand,
         T’as pas de miel

         A nous donner ?
-  J’en ai, j’en ai, berger mon frère,
Où est ton pot ? Apporte-le-moi,
De quel côté que tu voudras,
A cet instant, je te le sers.

 
Avec plaisir et bonhomie,
Plus doux que miel, parlaient ainsi
Servant du miel, lorsque soudain,
Coula par terre, du miel, une goutte …
Bzz !... De l’autre côté, une mouche advint, 
Et aussitôt fonce sur la goutte.
Mais sur la mouche, sournoisement,
Le chat de ce maître marchand
    Bondit, sauta,
    D’une patte frappa…
Mais au moment où saute le chat,
Le chien-berger se redressa,
    Fit un gros ouaf,
    Puis terrassa
          Le pauvre chat…
          Il l’étrangla,
          Le secoua,
          Et l’ balança.
-  Oh… ! il l’étrangle… ! Ah, mon pauvre chat… !
Oh,  crève donc toi, chien fils de chienne!
Gronde vivement  le marchand de miel,
S’emparant de je ne sais quoi,
Frappa le chien, frappa, frappa,
Le culbuta auprès du chat.


 
-  Ah, que je meurs ! Oh, mon brave chien !
Ma seule ressource ! Source de mes biens… !
Maudit sois-tu, mauvais marchand !
Impertinent ! Affreux manant !
Cogner mon chien ? Tu as fait ça ?!
Tu veux cogner ? tu vas voir ça ...
Crie avec force notre colosse,
Levant, baissant, furieusement,   
Son grand bâton muni d’une crosse,
Etale à terre, le pauvre marchand.


-  Ils l’ont tué !... A l’aide, au secours !...
De porte en porte, de tous côtés,
De l’un à l’autre, la nouvelle court :
-  A l’aide, au secours !... Ils l’ont tué !...


Arrivent d’en bas, accourent d’en haut,
Rebroussent chemin, laissent leur boulot,

Criant, pleurant,

En se ruant,

Et père, et mère,

Et sœurs, et frères,

Épouses, enfants,

Et beaux-parents,

Les bons copains,

Marraines, parrains,

Gendres et tontons…
Comment savoir qui donc ils sont… ?
Tous sont venus, dès qu’ils l’ont su,
Quand ils arrivent, lui cognent dessus.
-  Oh, le sauvage ! Ours mal léché !
Qu’une chose pareille puisse arriver ?!
Tu es venu faire ton marché,
Ou nous tuer dans nos foyers ?...


Et pour chaque mot, ils frappent dix fois,
Tout macéré, ils le laissent là,
Près de son chien, de tout son long.
-  Emportez donc votre mort, dit-on.




Et d’ici part la triste nouvelle,
Au proche patelin, arrive chez elle.


     -  A l’aide ! On sort !
        Êtes-vous donc  morts ?!
Ils ont tué l’un de nos gars…

  
Ainsi qu’un  nid de mouches-à-chien (Le taon)

Que l’on détruit, réduit à rien,

Comme  ces mouches-là
Les villageois bien vite s’ameutent,
En maudissant, sortent de chez eux,
Chacun tenant n’importe quoi :
Qui un fusil, un bout de bois,
Qui une fourche, serpe, ou épée,
Qui une pelle ou une bêche,
Qui une hache, et qui une broche,
Qui à cheval, et qui à pied,
Qui sans bonnet, et qui pieds nus,
Vont au village ennemi en vue.  
-  Mais quel village sans foi ni loi,
Sans crainte, sans peur, et sans pitié !
On va, tranquille, faire son marché,
Ils vous passent au fil de l’épée !...
On crache dessus vos villageois !
Sur vos coutumes, sur votre fierté…

Allons les tuer !

Les massacrer !...
-  En avant tous ! Que l’on voit ça !...


Et les voilà qui s’affrontèrent,
Qui se frappèrent, et se frappèrent,
Se fusillèrent, se massacrèrent …
Le nombre sans fin des massacrés,
Faisait monter leur rage de tuer.

Se sont entre-tués,

Se sont massacrés,

Partis, disparus,

A terre confondus.



Tu croiras pas… ces deux hameaux,
Quoique très proches et même voisins,
Payaient tributs, payaient impôts
Pas au même roi, chacun au sien.


Le roi de l’un de ces pays,
Dès qu’il entend l’affreux  récit,
Rassemble vite tous ses sujets,
Leur annonce un urgent décret :
-  Je veux qu’on sache, sur toutes nos terres,
Soldats, ou nobles, ou ouvriers,

De tous domaines,

Du monde entier,
Que notre voisin, perfide nation,
Sans aucun droit, par trahison,
En force sur nos terres est entré,
Alors que nous dormions en paix,  
A coups d’épée, a massacré
Nos chers enfants. Voilà les faits.   
Donc, brûlés vifs ou poignardés,               
Nos fils demandent à être vengés !
Et contraire à notre volonté,
Ordre est donné à notre armée
Munie de canons destructeurs,
Au nom de Dieu, de sa puissance,
Au nom d’une juste et sainte vengeance,
D’entrer en terre ennemie, sur l’heure.



Et l’autre roi, comme le premier,
Écrit au peuple, à son armée,
-  Devant les hommes, et devant Dieu,
Nous condamnons les actes odieux
De notre voisin, fourbe et sans foi,
Qui foule aux pieds toutes les lois,
Pousse au combat et au conflit
De vieilles nations toujours unies, 
Détruit l’entente et les traités.
Donc obligé, à contre gré,
Pour la justice, l’honneur bafoué,
Pour l’innocence du sang versé,
Au nom de notre liberté,
Au nom de Dieu, sa dignité,
Notre voix s’élève et le défie,
Que notre épée retombe sur lui !...

         
Et commence une terrible guerre,
De tous côtés, rumeurs, tonnerre,
Sont incendiés villes et villages…
Sang, ruines, cris, pleurs, affreux carnage,
Partout, partout, terreur, malheur,
Et de partout, l’odeur des morts…

           Été, hiver,
Années entières

          D’hommes sans travail,

          Champs sans semailles,
Et tandis que la guerre ne cesse,
La famine étend sa détresse.
La famine, avec ses malheurs,
Fait un désert, d’une terre en fleurs.


Les rescapés, avec effroi,
Se demandaient, comment, pourquoi,
D’où était née cette guerre immonde,
Ce grand désastre, de par le monde…




vendredi 4 septembre 2015

Guerre en Syrie

GUERRE en SYRIE

Le mensonge organisé des médias et des politiques français

de François BELLIOT

Chroniques - Vol. 1 


Editions Sigest. EAN 9782917329818
124 pages, 15x21 cm, 14,95 euros
Parution : 25 septembre 2015

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Dans la première partie de cette série de chroniques en deux volumes, l’auteur passe en revue quelques cas remarquables d’« événements » organisés sur le sol français, et destinés à renforcer, dans l’opinion publique, la présentation diabolisatrice du président Bachar el-Assad et du « régime syrien » qui lui est imposée par les politiques et les médias de masse depuis le début du conflit en mars 2011. Ces événements, dont l’organisation malveillante n’a pas jamais faibli ces quatre dernières années, sont de toutes natures : manifestations, journées de soutien, sit-in collectifs, conférences, concerts. Ils ont été à chaque fois favorablement relayés par les médias, quand dans le même temps tous les autres événements comparables montés par les groupes contestant le récit officiel ont été passés sous silence. La fonction de cette propagande à sens unique était et est encore de préparer l’opinion à accepter la nécessité d’une intervention militaire internationale contre le pouvoir syrien légalement élu, en instrumentalisant notamment des assassinats et des massacres révoltants commis par les « rebelles » et mensongèrement imputés aux autorités syriennes.

Le second volume sera consacré à l’analyse des plus importantes de ces grosses affaires, parmi lesquelles celle de l'attaque à l’arme chimique dans la banlieue de Damas le 21 août 2013.


François Belliot est homme de lettres, auteur de nombreux articles et études sur le terrorisme fabriqué et les manipulations médiatiques. Textes publiés sur divers sites Internet, en particulier le site « Arrêt sur Info ».


samedi 15 août 2015

OCCIDENT et ISLAM

OCCIDENT et ISLAM
Sources et genèse messianiques du sionisme

de Youssef HINDI
préface de J.M. Vernochet


EAN : 9782917329825
256 pages, 15x21cm, 16 € TTC




Qui veut comprendre la situation du monde actuel, doit remonter aux sources originelles des courants d’idées sous-jacents aux grands mouvements historiques. Idées qui seront le moteur de l’action pour ces minorités proactives qui font et défont l’histoire.
Dans cet ouvrage, Youssef Hindi nous révèle les origines mystiques, jusqu’ici peu documentées, du sionisme et de la doctrine programmatique du choc des civilisations. Idéologies qui conduisent en priorité les peuples d’Orient et d’Occident, et in fine l’Humanité dans son ensemble, sur des voies essentiellement périlleuses.
En remontant au XIIIe siècle, nous découvrons comment est né le projet du « rapatriement » du peuple juif en Terre sainte malgré l’interdiction énoncée par la Torah et le Talmud. Nous voyons ici de quelle manière ce rêve messianique a pris corps pour s’accomplir à partir de la fin du XIXe siècle dans une idéologie athéiste, le sionisme politique.


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Youssef Hindi est écrivain et historien de l’eschatologie messianique. Né au Maroc, il a immigré très jeune en France suivant ainsi un parcours qui l’a conduit à développer une réflexion quant à la nécessaire réconciliation du Nord et du Sud de la Méditerranée. Deux mondes dont les destins sont depuis toujours intimement mêlés.

O&I n°1 dans les meilleure vente Amazon

F.D. Roosevelt

Franklin D. Roosevelt
ou 
Comment mon beau-père a été manipulé

de Curtis B. Dall

Traduction en français par William Stone
EAN : 9782917329795
Editions SIGEST, 
272 pages, 15x21cm, 19 € TTC




« Il y a deux histoires : l’histoire ad delphinum officielle, menteuse, puis l’histoire secrète, où sont les vraies causes des événements. » 


Balzac




Issu d’une des plus anciennes familles de la Côte Est, ancien de Princeton, Curtis B. Dall, jeune lieutenant démobilisé, entreprend en 1920, une carrière à Wall Street. Il fréquente tous les grands noms de l’establishment et rencontre un jour Anna Roosevelt qu’il épousera.
Entré dans le clan Roosevelt, il suit l’ascension politique de son beau-père.


Élu gouverneur de l’État de New York en 1926, Franklin D. Roosevelt prépare son élection à la Maison Blanche flanqué de ces « hommes de l’ombre » faiseurs de présidents, de Louis Howe à Bernard Baruch ou encore Henry Morghentau Jr., qui se pressent autour de lui et circonviennent son épouse Eleonor, pour les mettre au service de la grande finance internationale et de l’idéologie mondialiste. Par ambition personnelle, ils s’y plieront tous les deux.


Ce livre est le témoignage d’un homme, a priori ignorant de ces arcanes, patriote sincère, qui, rejeté, a fini par quitter les Roosevelt, après avoir découvert l’ampleur des manipulations politiques, financières et médiatiques orchestrées par les présidents successifs dont l’État américain fut l’objet, depuis la Première Guerre mondiale jusqu’à la Seconde... et la création de l’ONU... 


À ce titre, Dall, témoin privilégié, dénonce ici la vaste entreprise de manipulation de la haute finance, initiée par Mandell House et la création de la FED, la Réserve Fédérale... mais également les véritables responsables de la crise de 1929, du désastre de Pearl Harbor, de l’apparente « faiblesse » du président Roosevelt vis-à-vis de Staline, et au final révèle l’existence et les ramifications d’un pouvoir mondial à l’époque où il parcourait les coulisses du pouvoir.








mercredi 29 juillet 2015

UKRAINE : Une bombe géopolitique

U K R A I N E
Une bombe géopolitique, 
au cœur de la Guerre tiède

de Jean GERONIMO

Préface de Jacques Sapir


Editions Sigest, 200 pages, 17 euro
EAN 9782917329801
Parution : 24/08/2015 



En tant que « pivot géopolitique », l'Ukraine est une pièce maîtresse de la partie stratégique opposant sur l'Échiquier eurasien les deux superpuissances de la Guerre froide. Le statut particulier de cet État post-soviétique est à l'origine de la « révolution » national-libérale dollarisée, ayant renversé – avec l'aide de courants extrémistes, dont néo-nazis – le président pro-russe Ianoukovitch, le 22 février 2014, et dont l’objectif réel est le contrôle d’un espace doublement stratégique sur les plans politique et énergétique. Au final, ce contrôle est la condition permissive de la poursuite du reflux de la puissance russe, digne héritière de l'Union soviétique perçue comme instinctivement hostile.

Comme choc exogène, ce putsch est potentiellement déstabilisateur pour les équilibres internationaux post-guerre froide et en définitive, pour la stratégie de puissance – « derjava » – développée par V. Poutine dans le cadre de son Union eurasiatique, dont Kiev était une pierre angulaire. À travers la crise ukrainienne, c’est le futur statut de la Russie dans l’espace politique européen qui se joue et, par ricochet, celui de l’axe OTAN-USA – donc, en creux, l'idée gaullienne d'une « grande Europe » enfin indépendante.

À terme, la « révolution » du Maïdan aura donc un impact décisif sur la configuration géopolitique du Nouvel ordre international issu du post-communisme, en rupture totale avec l'espoir né de la Perestroïka gorbatchévienne, repris par la ligne Poutine d'un monde multipolaire et égalitaire recentré sur l'ONU. Comme une ultime trahison, au cœur de la Guerre tiède.






« Le livre de Jean Geronimo ne se limite pas à l'analyse lucide des origines et de la véritable signification géopolitique de la crise ukrainienne. L'auteur formule aussi un avertissement. Il montre bien que l’Europe et la Russie, ayant raté une chance unique offerte par la Perestroïka soviétique de sortir de la Guerre froide comme alliés, risquent d'écrire l'histoire du 21e siècle comme adversaires. »

Mikhaïl Gorbatchev

Dernier Président de l’URSS


« Le nouveau livre de Jean Geronimo, observateur et analyste perspicace du paysage géostratégique post-soviétique, permet non seulement de comprendre les vrais origines et enjeux de la dernière crise ukrainienne, mais aussi de découvrir le rapport qui relie le processus encore inachevé de la décomposition de l'ancienne Union Soviétique à la résurgence des conflits internationaux "de la nouvelle génération" qui remplacent ceux de l'époque de la Guerre froide ».



Andreï Gratchev

Dernier porte-parole et conseiller de Mikhaïl Gorbatchev



« Le livre de Jean Géronimo est la première tentative universitaire en langue française pour analyser dans l’ensemble de ses implications la crise ukrainienne comme « moment » dans un retournement du monde. »

Jacques Sapir
Directeur d’Études CEMI-EHESS
@russeurope

 
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