samedi 21 décembre 2013

Entretien avec Jean-Michel Vernochet

Les Egarés
 
Entretien avec Jean-Michel  Vernochet

Entretien réalisé par Nicolas Gauthier (BVoltaire.fr)


• Vous venez de consacrer un livre au wahhabisme séoudien, « Les Égarés »*. Vous y dressez le parallèle entre cette doctrine à vocation mondialiste et le capitalo-protestantisme américain, lui aussi à vocation messianique. Vous pouvez résumer ?

• Si le protestantisme des descendants du Mayflower peut être légitiment considéré, plus comme un antichristianisme qu’une simple déviance du christianisme (théorie de la prédestination, pour les hommes, comme pour les USA avec leur théorie de la “destinée particulière”, toutes deux blasphématoires d’un point de vue théologique), le wahhabisme séoudien peut-il être lui aussi tenu comme une sorte d’anti-islam ?

• Ryad et Washington sont alliés de longue date, mais ne seraient-ils pas aussi les meilleurs ennemis du monde ? Avec le rapprochement d’avec Téhéran, les USA sembleraient-ils comprendre que ce jeu est aussi un jeu de dupes ?

• Quelle est la position d’Israël dans cette affaire ? D’ailleurs, Tel-Aviv a-t-il tout simplement une position sur le sujet ?

http://editions.sigest.net/page00010156.html

 
1 – Un exercice périlleux. Pour un comparatif détaillé de l’éthique de l’hypercapitalisme - reflet d’un univers mental situé à la confluence de l’Ancien Testament et de la  sélection des espèces - avec le fondamentalisme musulman, je vous renvoie à la lecture des « Égarés » ! Mais en quelques mots disons qu’il existe des similitudes frappantes entre le wahhabisme et le puritanisme judéoprotestant. Wahhabisme qui, rappelons-le, est la religion d’État de ces deux ogres géopolitiques que sont aujourd’hui le Qatar et l’Arabie séoudite. Un exemple. Chacun aura noté le juridisme dévorant qui de nos jours caractérise la société américaine. Dans celle-ci tous sont censés obéir à de véritables catalogues d’interdits. C’est un pays parcouru de lignes jaunes sauf en quelques domaines bien précis où l’anarchie est quasi de rigueur, tels la sexualité sans contrainte ni limites. Coluche a su décrire de façon lapidaire cette dérive prohibitionniste de nos sociétés en voie d’américanisation accélérée : « Tout ce qui n’est pas spécifiquement autorisé est interdit. Et tout ce qui n’est pas interdit est obligatoire ». Suivant cet ordre d’idées, le wahhabisme n’est qu’un long code d’obligations et de sanctions balisant de façon totalitaire l’existence des croyants sauf celle, bien entendu, des princes de ce monde autorisés à de nombreux écarts. Mais derrière le corset juridique que reste-t-il ? Une absence de morale véritable, un monde déserté par toute transcendance où le crime devient licite dès  lorsqu’il est commis au nom de Dieu… ou de l’idole démocratique. Nous le voyons en Syrie où les salafo-wahhabites mènent une guerre sauvage au nom des principes divins avec jusqu’ici, la bénédiction de l’Occident postchrétien.

2 – Dès lors qu’aux purs tout est pur, la foi ne s’actualisant plus dans les actes, il suffit de “croire” pour  devenir presque inaccessible au péché. Ici l’on peut se demander s’il existe encore un Dieu pour les deux théologies déviantes et puritaines dont nous parlons ? Car si Dieu ne juge plus les actes de la vie courante mais l’adhésion à une foi abstraite, l’accomplissement scrupuleux des rites - parce qu’ils sont prescrits, mais non par nécessité du cœur -  alors ce qui fait l’essence du message divin a bel et bien disparu. Ainsi un Sixième pilier de l’Islam, l’obligation cachée que serait la “conversion des mécréants par tous les moyens” y compris la force, la violence et le meurtre, rend licite des comportements proprement antinomiques au Message coranique. En cela le wahhabisme incarne aux yeux de l’Islam traditionnel et populaire, le Dajjal, la Fausse-semblance, l’équivalent pour les Chrétiens de l’antéchrist. Notez que les mécréants à convertir sont en premier lieu les musulmans eux-mêmes. Maintenant je vous laisse effectuer les comparaisons qui s’imposent avec les conversions forcées des États laïques arabes aux mirifiques vertus de l’économie de marché “pure et non faussée”.

3 - Ryad et Washington sont alliés de longue date. Oui certes. Depuis février 1945 et le Pacte du Quincy conclut entre Ibn Séoud  et Roosevelt à son retour de Yalta et du partage du monde avec Staline et Churchill… « Pétrole contre Protection ». Mais le pacte vient de se rompre. Il a volé en éclat le samedi 31 août lorsqu’Obama a annoncé son renoncement à toute intervention armée en Syrie. À partir de là le Département d’État ouvrait la porte au dialogue avec Téhéran. Un mois plus tard, à l’issue de l’Assemblée générales de Nations Unies le 28 septembre, le président américain s’entretenait directement par téléphone avec le nouveau président iranien Rohani rompant ainsi un silence de 35 ans. Depuis Ryad, Paris et Tel-Aviv ne décolèrent pas. Conclusion si ce « jeu est un jeu de dupes » il l’est avant tout pour ceux, Turquie comprise, qui avaient vendu la peau de l’ours syrien avant de l’avoir tué.

4 – Israël n’a dit son dernier mot. Les mauvais esprits pensent que les positions intransigeantes de M. Fabius au premier tour des négociations de Genève Iran vs Occident exprimaient les discrets desiderata du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou. Peut-être n’avaient-ils pas tout à fait tort. Entretemps la crise Centrafricaine s’est ouverte. Paris, déjà isolé sur terrain, ne saurait se passer maintenant de la logistique de l’armée américaine. Il a bien fallu en rabattre et remettre les exigences israélo-françaises dans la poche avec le mouchoir par dessus. Mais si Israël qui dans cette affaire marche de concert avec Riyad, a perdu la première manche, il lui reste maintenant les six mois couvrant l’accord intérimaire pour reprendre la main en compromettant des espoirs de paix si longtemps attendus par une communauté internationale las de guerres aussi inutiles qu’ignominieuses.

* Editions Sigest, 2013

mercredi 18 décembre 2013

Ayvazyan's book reviewed by Raffaele D'Amato

Review by Raffaele D'Amato
of Armen Ayvazyan's latest book
in Medieval Warfare  (2013, volume III-6)

 

 cliquer sur le lien pour le compte rendu http://fr.scribd.com/doc/191249507/Review-by-Raffaele-D-Amato

Le dernier livre d'Armen Ayvazyan "Les Forces Militaires Arméniennes dans l'Empire Byzantine" a été très favorablement commenté par Raffaele d'Amato dans la revue spécialisée Medieval Warfare.

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Medieval Warfare 111-G 55 :

Reviews

Dec.2013



The Armenian Military in the Byzantine Empire.

Conflict and Alliance under Justinian and Maurice.

ISBN: 978-2917329399 Author: Dr. Armen Ayvazyan Pages: 12 8

Publisher: Editions Sigest

Address of Publisher: http://editions.sigest.net

Reviewer: Raffaele d'Amato

ARMENIAN MILITARY BYZANTINE EMPIRE





Dr. Ayvazyan has written a good book, in which episodes, places and the names of the protagonists in Armenian history and their relations with Byzantium between the sixth and the early seventh century are described with extreme precision.

The book, splendidly introduced by Ilkka Syvanne, is divided into two parts. The longer first part deals with the insurrection of the Armenian army against the Imperial power of Justin­ian in AD 538-9, culminating in the Battle of Avnik and the escape of the Armenian rebels into Sassanid Persian territory. The chief protagonist in this rebellion was Prince ('Nakharar') Artabanes Arshakuni, one of Justinian's generals who, before and after the rebellion, played an important role in the Roman Imperial army. Ayvazyan skillfully introduces the very complex situation in Armenia, divided between the two superpowers of Rome and Persia, but defended by a mainly ethnie army driven by pride and feelings of national independence. He explains that the rebellion was staged by a Roman army mainly composed of Armenians against the oppressive behaviour and taxation of the Imperial governor Acacius.

In the first chapter, Ayvazyan touches on the reasons for the revolt. In the second chapter, dealing with the geopolitical situation of Armenia, he reconstructs the various phases of the confrontation between Artabanes and the rebels on one side, and Justinian's general Sittas, probably also an Armenian and sent by the Emperor to put down the insurrection, on the other. The third chapter presents a very good reconstruction of the Battle of Avnik, in which Sittas was killed and the Imperial army defeated. Ayvazyan's detailed analysis, notwithstanding the paucity of the sources and the scarce historical evidence, is impressive in the richness of the notes and quotations, and shows his encyclopedic knowledge of the period - which characterizes the whole book.

Alter narrating the end of the rebellion - when the Armenian forces withdrew into Persarmenia, offered their service to the Sassanian king, and subsequently spontaneously returned to the Roman side - Ayvazyan analyses the tactics of the Armenians and compares them with their previous exploits against both Romans and Sassanians. He concludes that the favourite tactics were often (a) retreat and the engagement of the enemy in the rugged terrain of Armenia, combined with a transition to counter-offensive; (b) combat in the highlands of Armenia, which was easier for the native warriors; or (c) the premeditated killing of the enemy commandera. He also demonstrates the great reputation that the Armenians enjoyed as fighters, both from Romans and Persians.
In the second part of the book, Ayvazyan analyses the reasons for the omission of the Armenians from the emperor Maurice's list of the empire's enemies, in his famous military treatise, the Strategikon (a topic also discussed by Ayvazyan in Medieval Warfare II-4). He demonstrates the existence of a general prejudice towards the Armenians inside the Roman empire, beginning in the classical age and continuing up to the Middle Ages, because of their fierce and independent character and their strong national identity. Nonetheless, the main reason for the omission is that, during the reign of Maurice, the Armenians were a strong element of the Roman military, and so it would have been totally inappropriate to present them (even those still fighting under Sassanian command) as enemies of the empire, especially in a field manual for officers, many of whom were themselves Armenians.

What I have really appreciated in this book is the author's clear and impartial analysis of the spirit of Armenian warriors fighting inside and outside the military machine of the Roman Empire. He demonstrates the prejudice to which Armenians were sometimes subjected, like the conspiracy of Emperor Maurice who, writing to Koshrow II, King of the Persians, proposed that they remove the Armenian military class and resettle it in remote areas of the Roman and Sassanian empires. But, on the other hand, he underlines the importance that Armenians had in the Byzantine army of the sixth and seventh centuries (and also later). This was especially true after the loss of the Balkans to the Slave and Avare in the early seventh century, which compelled the Empire to find its manpower in Anatolia and Armenia. He also underlines how often the Armenians were proud to be Roman generals, although their land was subjected to imperial control.

There are some important references to the military equipment of the Armenians, who acted mainly as heavy cavalrymen, but were also well-organized as infantry, archers and peasant levy. The only disappointment are the illustrations of codices and miniatures that are unrelated to this period. Maybe it would have been more informative to see some of the carved reliefs from the fifth-seventh century that are still visible on the Armenian churches of the period, or some interesting miniatures from manuscripts representing Armenian warriors of the saure period. On the other hand, the maps are detailed and, especially in the minute description of the campaign of Sittas versus Artabanes, fill a gap in the military cartography of the Roman north-east frontier during these two centuries.

Dr. Ayvazan's book is clear proof of how important it is for historians to analyse and narrate their own land's history. They are able not only, thanks to their local knowledge, to shed new and clear light on the terminology of places and protagoniste, but also to identify socio-cultural elements, often ignored by the general historian, that are very important for a better understanding of general history.
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Vous pouvez commander le livre chez votre libraire, chez les sites spécialisés ou chez l'éditeur. http://editions.sigest.net/page0001015a.html

 

Publié en anglais en 2012 chez Sigest, le livre avait reçu un accueil très enthousiaste dans les pays anglophones. La première édition de la version anglaise étant presque épuisée une nouvelle édition est prévue dans le premier trimestre 2014.

http://editions.sigest.net/page0001013f.html

 

lundi 25 novembre 2013

Russie : le retour ?

Revue Europe&Orient-17

Russie : le retour ?

Ed. Sigest, EAN 9782917329641,
155x240mm 132 pages, 10 €
Parution le 14 décembre 2013



Le dossier spécial du numéro 17 de la revue « Europe&Orient » est consacré au Moyen-Orient, et particulièrement au dossier Syrien. Par ailleurs une vingtaine de spécialistes abordent dans les chapitres Europe, Asie Mineure et Caucase, les questions géopolitiques et sociétales. 

SOMMAIRE :

Les « Traders » des valeurs humaines, Varoujan Sirapian

Un peu de stratégie, Hervé Le Bideau

Les otages français et le Niger : les dessous d’une libération étonnante, M-R Hayoun

Pas de mosquée turque à Mulhouse !, José Meidinger

Grèce : La peur d’une nouvelle guerre civile, Christophe Chiclet

La France en passe de tomber sous la coupe du wahhabisme, Alexandre Artamonov

Mortel €uro, Léon Camus

La Turquie en Europe : un contresens, Laurent Leylekian

Retour du mythe d’une Turquie européenne, Abbé Alain Arbez

ZEE et stratégie horizontale, Nikos Lygeros

La Turquie  nouvel «Homme malade» de l’Europe, Léon Camus

Le Caucase, enjeu de la crise du Levant, Jean-Michel Vernochet

How Azerbaijan Is Like “The Godfather”, Michael Weiss

Russian Troops will Retaliate if Azerbaijan Attacks,

Syrie : le retour de la Russie ?, Jean Géronimo

Syrie : en route pour un nouvel ordre mondial, Michel Raimbaud

La guerre secrète du Mossad contre les armes de destruction massive en Syrie, Ronen Bergman

Syrie : La Guerre du Gaz, Mireille Delamarre

How the Sunni-Shia schism is dividing the world, Robert Fisk

Les Alaouites de Syrie : une minorité honnie, Erwan Kerivel

Les Chrétiens du Liban. Delendus est Libanus ?, Roger Akl

ROUHANI - Iran’s Real Bomb, Uri Avnery

Quel est ton nom ?, Denis Donikian

Djihad et Martyre, Annie Laurent

Scandale NSA : l’Israéli Connection, Gilles Munier

Le combat laïc et la géopolitique, Bernard Teper

Snowden : l’affaire sans fin, François-Bernard Huyghe


Réservez là dès maintenant en adressant un chèque de 12 € à l'ordre de 
Editions SIGEST
29 rue Etienne Dolet
94140 Alfortville - F

ou commander après le 17 décembre 
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mercredi 20 novembre 2013

J-M Vernochet et son livre sur les wahhabites

Jean-Michel Vernochet et son livre, "Les Egarés"* sur les wahhabites

 


voir l'interview sur DailyMotion
http://www.agoravox.tv/actualites/religions/article/jean-michel-vernochet-et-son-livre-41845


Dans le monde arabe, une jeune idéologie, quoique âgée de deux siècles et demi, monte en puissance et tend à s’imposer comme la nouvelle orthodoxie musulmane ; le wahhabisme. Un rigorisme radical qui entend se substituer à l’Islam traditionnel sous couvert d’un retour à la pureté originelle de la révélation coranique.
 
« Idéologie » et non pas religion puisqu’il est question de l’islamisme mis au service d’ambitions politiques, lequel revêt aujourd’hui de multiples visages selon les lieux et les circonstances… celui des Frères musulmans, celui de la prédication salafiste ou encore d’un djihadisme sanguinaire. Un « nihilisme foncièrement hostile aux valeurs fondamentales de l’Islam » se développe ainsi au sein de la Communauté des Croyants, mais aussi en Europe par l’action corrosive de ces deux « faux amis » de l’Occident que sont le Qatar et l’Arabie.
 
Ce schisme installé au cœur de l’Islam moderne a in fine exacerbé le vieil antagonisme séparant sunnites et chiites, lequel s’est mué en ce début de XXIe siècle, à l’occasion des guerres de normalisation occidentalistes, en une haine particulièrement violente, matrice des conflits confessionnels qui ravagent l’Irak, la Syrie, le Liban…





* "Les Egarés - le wahhabisme est-il un contre Islam ?"

samedi 16 novembre 2013

Les Forces Militaires arméniennes...

Les Forces Militaires Arméniennes
dans l'Empire Byzantin

Luttes et alliances sous Justinien et Maurice


Armen Ayvazyan 
Avant-propos d'Ilkka Syvanne

Traduction de l'anglais par
Pascal Bataillard

Avec la carte du champ de bataille en couleur 21x27cm 
Photos couleur et N&B.

Ed. Sigest - ISBN : 978-2-917329-60-3
152 pages, 15x21cm, 14,95 euros



pour commander


Cet ouvrage permet de découvrir l’une des périodes les plus mouvementées, mais aussi l’une des plus méconnues, de l’histoire militaire de l’Arménie. 
Il permet aussi de prendre la mesure de toute la complexité des relations entretenues avec l’Empire byzantin. Dans la première partie, Armen Ayvazyan entreprend une analyse du soulèvement de l’Arménie contre l’empereur Justinien en 538-539. Pour mieux identifier ou évaluer les différents schémas tactiques et stratagèmes employés par les forces arméniennes, il prend en compte des documents antérieurs ou postérieurs qui permettent une meilleure compréhension de leurs opérations militaires, conventionnelles ou non, comme par exemple l’élimination ciblée de chefs militaires ennemis ou de dirigeants de l’administration coloniale.
Dans la seconde partie, Armen Ayvazyan analyse les perceptions communes chez les Byzantins des Arméniens et de leurs soldats. Il met ainsi en évidence, parmi bien d’autres apports, que la raison majeure permettant de rendre compte de la permanence des mêmes préjugés anti-arméniens qu’à l’époque romaine tient avant tout à des raisons géopolitiques.
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Armen Ayvazyan réussit à mener à bien une tâche quasiment insurmontable. Il prouve ici que, malgré l'apparente carence de preuves historiques pertinentes, il n'en demeure pas moins possible de procéder à une reconstitution de la révolte arménienne de 538-539 qui apporte un traitement renouvelé du sujet, tout en demeurant constamment rigoureuse et solidement argumentée.
  
Ilkka Syvanne, Ph.D.
Vice-Président de la Société Finnoise d’Etudes,
Auteur de The Age of Hippotoxotai. Art of War
in Roman Revival and Disaster 491-636

dimanche 27 octobre 2013

Rencontre avec Edmond Azadian

PERSPECTIVES ARMÉNIENNES
contexte géopolitique
2003-2013

 de Edmond Y. Azadian



Mercredi, le 13 NOVEMBRE 2013, à 20H00

au Centre culturel A. Manoogian
118 rue de Courcelles - Paris 17e


ISBN 978-2-917329-63-4


Lecture des extraits du livre par Gérald Papasian

La rencontre sera suivie d’un cocktail.

Veuillez confirmer votre présence auprès de 
Institut Tchobanian
Arthur Turyan
Tél.: +33 6 44 83 70 94 (répondeur) 
courriel : arthur@tchobanian.org

lundi 21 octobre 2013

7-ème Salon du livre russe



7 ème Salon du livre russe
au Centre de Russie pour la Science et la Culture à Paris
du 24 au 26 octobre 2013

PROGRAMME


Adresse:
Centre de Russie pour la Science et la Culture
61, rue Boissière - 75116 Paris
Métro : Boissière 



Horaires du Salon:      
jeudi 24 octobre :        18h - 20h30
vendredi 25 octobre :  11h00-18h00
samedi 26 octobre :    11h00-17h00


Horaires des présentations:


Jeudi 24 octobre 18h00 – 20h30














Salle de marbre, Galerie
18h00  Ouverture du Salon

Salle de spectacle
18h30 – 20h30 Inauguration:
Concert et présentation des livres de ELANA,  
chanteuse, poète et artiste-peintre venue de Saratov 












Vendredi 25 octobre 11h00 – 18h00

Salle de spectacle
11h10 - 11h30 Jean-Bernard Cahours d'Aspry, Pouchkine et la musique
11h40-12h00 Elfriede Dubort, Lecture: "Maxence dans le métro", "Maxence à Paris"
12h10 - 12h30 Paul Caussé, Moscou l'essentiel
12h40 - 13h00 Florian Voutev, Pouchkine aurait-il dû intituler son roman en vers "Tatiana"?
13h00-14h30 - pause
14h30-15h00 Maryse Dennes, Présentation des ouvrages sur la philosophie russe 
(G.Chpet, P.Florensky, A.Losev)
15h10 - 15h40 Kira Sapguir, Litérature d'enfance, point d'accueil d'underground
15h50-16h10 Marina Tchebourkina, L'Orgue, entre la Russie et la France: histoire et avenir
16h20-16h40 Martine Bertho, Serge Wolkonsky, prince de Reims
17h00 - 18h00 Fondation de bienfaisance des frères Mogilevtsev 
de la ville de Briansk, Présentation "Ceux qui ont lié la Russie et la France: 
les noms et les destins".

Samedi 26 octobre 11h00 – 17h00

Salle de marbre et Galerie
11h00 - 17h00 "Le coin de l'histoire": exposition et présentation des livres historiques 
de la collection de Michel Lesnoff (Histoire de l'Empire de Russie sous Pierre le Grand,
1761, Les poètes russes. Prince E.Mestscherski, 1846, et d'autres)

14h30-17h00
Présentations sur les stands des auteurs:
Romain Bessonnet, La multipolarité

Salle de spectacle
11h10 -11h30 Colette Tolstoï, Présentation des publications de l'association 
"Les Amis de Léon Tolstoï"
11h40-12h00 Ida Junker, Lecture des poèmes de l'anthologie "Roussalka"
12h10 - 12h30 Vlada Filhon, La datcha en Russie de 1917 à nos jours
12h40 - 13h00 Geneviève Dispot, "Sanine" de Mikhaïl Artsybachev
13h00 - 14h30 - pause

14h30-16h00 – Invitée d'honneur du Salon:














Madame Hélène Carrère d'Encausse,
Secrétaire perpétuel de l'Académie Française, présente son nouveau livre
Les Romanov. Une dynastie sous le règne du sang (Fayard, 2013)


17h00 – Clôture du Salon

Venez nous voir au stand Editions SIGEST et 
rencontrer nos auteurs qui dédicaceront.



lundi 14 octobre 2013

"Les Fils du Soleil" à la soirée culturelle de ATIK

Les Fils du Soleil à la soirée culturelle de ATIK


Dimanche, le 13 octobre, Erwan Kerivel a tenu une table pour présenter son dernier livre "Les Fils du Soleil - Arméniens et Alévis du Dersim" à la soirée culturelle de la Confédération des Ouvriers de Turquie en Europe (ATIK). Environ 400 personnes étaient présentes. Beaucoup de livres dédicacés et vendus.
Céline, Erwan et Cennet

Erwan Kerivel a rencontré ses amis de Montereau, Cennet et Dursun, qui étaient présents, ainsi que Hasan Saglam, un musicien, poète et romancier du Dersim très sympa avec qui il a échangé des livres et discuté. Beaucoup de gens ont demandé à Erwan Kerivel quand le livre "Les Fils du Soleil" serait traduit en turc...
Hasan Saglam et Erwan Kerivel

En tous cas Les Fils du Soleil sorti en début septembre se situe dans les meilleures ventes des Éditions Sigest, pour la rentrée 2013. Le précédent livre d'Erwan Kerivel, La vérité est dans l'homme, continue aussi sur la bonne pente, la troisième édition étant déjà presque épuisée.




lundi 9 septembre 2013

Les Microtoponymes de Hamchen


Les Microtoponymes de Hamchen
 cliquez pour agrandir

de Lusine SAHAKYAN
EAN : 9782917329511

Bilingue : français et turc
184 pages, 15x21cm, 16 € TTC
photos couleurs et noir et blanc
06.09.2013

Cet ouvrage est consacré à l’examen des microtoponymes utilisés, encore à ce jour dans leur parler turc, par les Hamchens des provinces de Hamchen (Hemchin), de Tchamlehémchin et d’Artachén, dans la région de Rizé en Turquie contemporaine. L’auteur a relevé, dans son étude sur le terrain, près de cent microtoponymes, qui seront pour la première fois intégrés dans le cercle scientifique. L’étude étymologique de ces microtoponymes démontre qu’ils sont purement arméniens, on y retrouve des racines et des bases de l’arménien ancien et de l’arménien intermédiaire (midjin hayérén), les structures des mots résultent des dialectes de Hamchen et de l’influence des particularités phonétiques du turc. On retrouve aussi, dans cet ouvrage, des données démographiques concernant les Hamchens des régions d’Ardvin et de Rizé. L’ouvrage est destiné aux arménologues, aux orientalistes, aux topographes ainsi qu’aux étudiants.


Lusine Sahakyan est maître de conférence de la chaire en turcologie de la faculté des Sciences Orientales à l’Université d’État d’Erevan, licenciée ès lettres en sciences philologiques. Elle a publié des ouvrages scientifiques sur la démographie historique de l’Arménie, sur l’étude des toponymes arméniens, ainsi que sur l’histoire des Arméniens de Hamchen. Depuis 2008, elle dirige la branche des relations arméno-ottomanes de l’Institut de Recherches en Arménologie à l’Université d’État d’Erevan. Elle a donné des conférences aux États-Unis, en Grèce, en Iran. 
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BON DE COMMANDE POUR "Les Microtoponymes de Hamchen"Adresser avec votre règlement à :
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mercredi 28 août 2013

Trois contes de Ghazaros AGHAÏAN



Trois contes de Ghazaros AGHAÏAN
Anahit - Arèknazane - Hazaran Bulbul


Traduits et adaptés par Alice Varvarian-Saboundjian
Illustrations de Martiros Sarian

Editions SIGEST
Ean 9782917329559
144 pages, 15 euros, septembre 2013


Quelques jours avant son décès survenu le 19 aout dernier, Alice nous avait laissé ce message :



Parmi ses innombrables œuvres, j’ai choisi ces trois contes merveilleux qui ont pour thème l’amour, mais aussi la jalousie, la haine et les rumeurs qui troublent le bonheur.

En prenant pour héroïne Anahit, G. Aghaïan va puiser dans l’Arménie du Ve siècle, dit Siècle d’or. C’est l’amour d’un prince pour une fille de paysan qui acceptera de se marier à condition que le prince apprenne un métier. Et c’est la maîtrise d’un métier et les qualités exceptionnelles de la jeune fille qui sauveront la vie de notre prince.

Pour rappeler la merveille du sentiment amoureux, Ghazaros Aghaïan écrit Arèknazane. C’est d’abord l’amour d’un père pour ses trois filles, qui avaient perdu leur mère à la naissance de la plus petite ; ensuite celui d’une princesse et d’un écuyer, un amour dévoué à tel point que les deux jeunes seront prêts à sacrifier leur vie pour sauvegarder leur amour.

Avec Hazaran Bulbul Ghazaros Aghaïan va se servir d’un conte arabe pour faire comprendre les méfaits d’une rumeur et comment l’oppresseur sait diviser ses sujets pour mieux les dominer. C’est toujours l’amour de deux êtres qui est brisé par la haine des proches, mais un autre amour, de frères et sœurs, arrivera à vaincre les forces maléfiques invisibles et rétablir la justice.

J’ai traduit et adapté ces trois contes pour une lecture fluide. Trois contes qui appellent constamment à les lire et relire tant ils sont simples et pénétrants.

Alice Varvarian-Saboundjian


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mercredi 21 août 2013

Le décès de Alice Varvarian

Le décès de Alice Varvarian-Saboundjian





Nous venons par la présente vous annoncer une triste nouvelle, le décès de l'un de nos auteurs, 

Alice Varvarian-Saboundjian,*

survenu lundi le 19 Aout. 

Les obsèques auront lieu vendredi 23 aout à 13h00 à l'Eglise arménienne d'Alfortville, 4 rue Komitas. 

Nos pensées accompagnent ses proches.


La direction
Editions SIGEST

 
 
* Alice Varvarian avait publié chez Sigest, "La Saga des Héros de Sassoun" et "Mon ami Toumanian". Son dernier livre, (traduction et adaptation), "Trois contes de Ghazaros Aghayan" sera publié en octobre. Elle venait de terminer la traduction du poème "Anleréli Zangakatoun" de Parouïr Sévak.